7h00 : Réveil et comme
hier, le soleil fait sa star pour 7h30.
La lumière est magnifique et la terre rouge mélangée
aux arbres rendrait n'importe quel terrain vague sublime.
Les
8 places payantes prés des WC.
Dans
cette région, il faut être auto-suffisant.
La
partie "Motel" de Curtin Springs
Quoiqu'on
en pense, c'était propre !
En faisant le tour du propriétaire, c'est une jolie petite
entreprise avec le camping, des chambres de motel, des dortoirs
pour les tours organisés ou les individuels, un élevage
et des excursions en chameaux, etc ...
Il y a même des volières avec toutes sortes de perroquets.
Ces "roadhouse" doivent
être complètement autonomes avec un générateur
qui tourne 24h/24 et un pompage pour l'eau.
9h15 : On fait le plein et c'est parti pour Ayers
Rock.
Au loin, un monolithe : c'est déjà Uluru ?
.... Non, c'est le Mount Conner qui ressemble plutôt
aux massifs que l'on rencontre aux USA.
Nous remarquons également que la plupart des conducteurs
font un petit coucou de la main. Une habitude dans l'Outback
où t'es content de voir une autre voiture !
10h30 : On va direct au camping pour réserver une
place. Je me rends pas trop compte de l'affluence ici.
Le Ayers
Rock Resort est une sorte d'enclave dans le parc naturel où
sont regroupés tous les hôtels y compris des dortoirs
et cabins, le camping, le supermarché, etc ....
Il faut se familiariser avec les noms utilisés
ici. Yulara : C'est la seule
partie aménagée du coin et le Resort regroupant
tous les services. Uluru : C'est le nouveau
nom aborigène du monolithe connu sous l'ancien nom
d'Ayers Rock.
Kata Tjuta
: Là aussi, le nouveau nom aborigène des ex Monts
Olgas.
OK pour un powered-site à 37$ pour 3. Désormais,
je déclare Margaux à moins de 15 ans, limite pour
bénéficier du tarif enfant à 50% !
11h00 : Nous passons également au supermarché
pour un complément de provisions.
A l'entrée du parc ( site
officiel ), nous payons 2 x 25$, valables pour 3 jours
( gratuit pour les - 16 ans
). Nous avons même droit à une brochure en français.
-
Kata Tjuta ...
On commence par ici pour finir à Uluru et assister
au coucher de soleil.
Cette formation rocheuse est constituée
de "têtes"
indépendantes plutôt qu'un bloc uniforme comme
Uluru.
12h00 : Nous faisons juste la balade
d'1h00 vers Walpa Gorge.
Le temps s'est remis au gris et un vent continu nous fait
regretter de ne pas avoir de bonnet.
Début
de la promenade ...
...
pour arriver au fond de la gorge
Nous retournons au camping-car pour pique-niquer. Nous n'avons pas
le temps de faire Valley of The Winds de 3-4h00.
-
Uluru ...
14h00 : Nous revenons vers Uluru. Comme souvent, les
photos ne rendent pas compte de la taille du bidule.
Il fait 350m de haut et on le voit trop souvent comme un
gros pâté aplati alors qu'ici c'est sa hauteur qui
frappe.
Panoramique de ULURU.
Dans le cadre de ma mission "Arrêtons
de raconter des co...... " , il faut briser quelques
légendes tenaces !
- 1 : Uluru n'est pas
un monolithe. Ouais, je sais, ça
fait mal !
Il fait partie d'une formation rocheuse qui ressort à cet
endroit et dont l'autre partie n'est autre que Kata Tjuta.
Ces parties + dures que la moyenne ont mieux résister à
l'érosion. ( site
en anglais )
- 2 : Même en affirmant
que cela reste un monolithe ( y'a des bornés
), l'Australie garde tout de même le + gros, à savoir
le Mont
Augustus, du côté de Perth. Il fait + de
2 fois la taille d'Uluru dans tous les cas !
-
- 3 :
C'est plus une précision. La couleur rouge présente
partout n'est pas la couleur originelle. En grattant ou lorsque
l'eau use la roche, c'est le gris qui ressort.
Tout la région a été recouverte par de
la poussière d'oxydede fer qui donne
ce rouge si profond.
C'est aussi d'ailleurs grâce à cet oxyde que
le "miracle"
des variations si spectaculaires au lever et au coucher de
soleil, lorsque les rayons du soleil sont bas, peut opérer
!
Bon, globalement, ça n'enlève
rien à la beauté du site et tu es à 2 doigts
de t'en foutre royalement ... mais c'est pas + mal de la savoir,
hein ?
Plusieurs balades sont possibles, dont le
tour complet en 4h00 environ.
Là non plus, pas le temps donc nous ferons les 2 petites
: Mala Walk et Mutitjulu Walk.
Cette promenade d'1h00 longe
la paroi, beaucoup moins lisse qu'elle ne le laisse apparaître
de loin.
Cela donne aussi la dimension du machin quand t'es tout en bas et
tu te sens tout petit. On se rend aussi compte qu'on est loin d'être
dans un désert aride. Beaucoup d'eucalyptus, arbustes, buissons
et de l'eau qui ruisselle du sommet !
Nous arrivons ainsi à une mare sacrée. Tout
au long du parcours, certains sites sacrés sont interdits
à la photo !
Bon par contre là, je comprends pas trop le principe.
Pourquoi autoriser les gens à escalader Uluru, au
risque de leur vie parfois, même si on demande gentiment de
pas la faire. Résultat : environ 500.000 personnes
le font quand même tous les ans !
Ce que je trouve effectivement d'un respect moyen pour un site sacré
et divin.
J'ai pas pu m'empêcher de mettre cette
photo récupérée au hasard sur Internet
avec ces 2 écervelées, toutes contentes
d'être photographiées en train de piétiner
joyeusement un endroit dont elle n'ont strictement aucune
idée et rien à faire surtout !
Donc pour revenir à mes photos, j'avoue pas percuter sur
la subtilité entre ces 2 décisions.
Bref, je fais comme on me dit, donc j'escalade pas et je photographie
pas. Il faut aussi savoir que le parc reçoit tous les ans
des dizaines de cailloux volés lors d'une visite
par des gens qui affirment n'avoir que des malheurs depuis
.... et demandent à ce qu'on les remettent à leur
place !
Retour et la promenade est facile, agréable au milieu de
la végétation.
16h00 : Nous reprenons le camping-car pour rejoindre l'autre
balade, la Mutitjulu Walk.
Ici, c'est encore + court et on rejoint une autre mare bordée
d'eucalyptus mais pas sacrée. Toujours ces traces d'incendie
et les arbres calcinés mais qui repartent de + belle. Vraiment
étonnants !
Le miracle d'hier a encore eu lieu et le soleil absent depuis
ce matin, nous fait le beau depuis le début d'APM et on
peut profiter des meilleures conditions pour voir le site sous
son meilleur aspect !
Nous faisons également connaissance avec les mouches
d'Uluru. En fait, durant cette saison hivernale, elles sont rares
mais quand t'en as une, tu comprends assez vite que ce sont de
petites teignes !
Elles te filent le train sans te lâcher ... alors je comprends
que pendant les mois de Décembre-Janvier au + fort des
chaleurs, un filet protecteur soit indispensable pour ne
pas devenir fou !
Nous passons par le Centre
Culturel avec 4 ou 5 grands panneaux peints mais ça
reste tout de même assez léger. Le bâtiment
est beau et bien intégré mais on reste sur sa faim
pour des détails ou explications.
Pareil sur la boutique qui te vend des objets sur lesquels tu
n'as aucune origine ou leur utilité.
C'est pas vraiment ainsi qu'on va mieux comprendre un peuple.
Assez déçu et on a plus l'impression de visiter
un centre commercial pour souvenirs qu'un vrai centre culturel
!
17h00 : Nous allons nous garer au Sunset View pour
assister, comme son nom l'indique, au coucher du Soleil.
Et oui, il y a 2 parkings pour observer le Sunset et Sunrise.
Déjà du monde, mais on peut caser notre charrette.
Le grand confort : on prend notre thé avec des cookies
à l'abri du vent et au chaud. C'est-y pas la classe ?
17h30 : Plus une place de libre maintenant et le spectacle
peut commencer. Le soleil commence à décliner et
les couleurs changent subtilement.
Ça filme et Kodakise dans tous les coins !
En Juillet, l'heure fatidique commence à 18h00
lorsqu'il le soleil est au + bas. C'est à ce moment que
le rouge s'illumine flamboyant !
Et puis le + impressionnant arrive à 18h15. La lumière
disparaît et le géant s'éteint littéralement
!
Ce n'est plus qu'une masse inerte et "sans
vie". C'est un moment étrange où
on se demande comment ce bloc peut devenir aussi banal tout d'un
coup. Vraiment étonnant !
Maintenant, c'est comme pour une sortie de concert et tout le
monde s'en va en même temps ... et on va tous au même
endroit surtout, puisque nous logeons tous à Ayers Rock
forcément !
Impossible de se perdre et tout le monde se suit à la queue-leu-leu.
Nous rejoignons notre place de camping. Autant se doucher ce soir
( on n'a pas eu le courage ce matin ...
) plutôt que demain dans le froid du matin.
Les installations sont propres et modernes. Il y a des machines
à laver en libre-service, des sèche-linge et même
des frigos pour les campeurs non équipés. Les gens
font des feux de camp même dans les campings ou utilisent
les BBQ à gaz, avec tables et bancs, mis gratuitement
à leur disposition.
Je les vois dîner dehors avec anorak et bonnet ...
et je me dis que nous, on n'est pas l'ambiance Outback.
On se contentera de manger au chaud dans notre petit cocon sur
roulettes !
Autre précision pour les camping-car, la plupart des campings
ne proposent pas d'évacuation des eaux usées
et tu branches ton tuyau vers un arbre ou le + loin possible du
véhicule.
Dans un parc naturel, c'est pas vraiment ce qu'il y a de + écologique,
on dira ! Et encore heureux qu'on utilise pas les WC chimiques,
parce que là, c'est de la science-fiction pour s'en débarrasser
....
En conclusion, il aurait fallu rester un jour de + pour faire
les + longues balades, assister à un lever de soleil ou
un autre coucher à Kata Tjuta par exemple.
Si le système du parking peut sembler contraignant,
l'ambiance était calme et respectueuse. Pas de bousculades
ou de malotrus. Juste les mêmes gens pour partager un instant
superbe.
Ça ne nous a pas gêné ou empêcher d'en
profiter un maximum !
Sur les parkings de bus ( un peu + loin
), je suppose qu'on y trouve les fameux apéros avec champagne
australien compris dans le forfait qui doivent, peut-être,
être moins sereins ...