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Après notre vol Bordeaux-Paris, nous voici donc à
Orly car Iran
Air décolle d'Orly Sud.
A l'embarquement, nous constatons que c'est la compagnie préférée
des tour-opérateurs, il y a au moins 3 groupes !
Moyenne d'âge : 65 ans mini ....
Il faut bien dire que c'est aussi la seule compagnie à
proposer un vol direct sur Téhéran
en 5h30 alors qu'avec les autres, tu passes par Amsterdam,
Istanbul, Dubai et j'en passe.
Souvent, ça te donne des arrivées entre 1h00 et
5h00 du mat' ...
Décollage à 14h30 pour une arrivée
à 22h30 locale puisque tu rajoutes 2h30 de
décalage horaire. L'Iran applique l'heure d'été
mais pas aux mêmes dates, donc à prendre en compte
car c'est pas toujours très clair.
L'équipage est mixte et les hôtesses sont de noir
vêtues avec le foulard qui ne laisse pas dépasser
une mèche.
Les stewards sourient quand ils se brûlent et c'est tout
juste s'ils te balancent pas le plateau sur les genoux !
- 1ère épreuve
: le Visa. Bon, même si l'ambassade
iranienne de Paris me l'a confirmé et que beaucoup
y sont passés, tu serres les fesses et tu souris gentiment
aux employés, hein !
Mauricette a son foulard bien enfoncé sur le front, j'ai
les photos, les 50€ par personne, un hôtel réservé
d'avance et une foi inébranlable dans l'administration
iranienne ...
Alors pas de bol, les groupes font la même chose maintenant
et 2 sur 3 passent aussi par cette formule du visa à l'arrivée.
Nous sommes + d'une cinquantaine en tout.
Tu as d'abord un 1er bureau où tu donnes ton passeport
et on te remet un formulaire d'une 1/2 page avec juste ton nom,
date d'arrivée, une adresse en Iran et si tu es "accompagné"
ou pas.
Le gars me lance "Wait 1 hour"
... Et ben ça promet !
Ensuite, tu donnes ton papelard au bureau d'à côté
avec 50€/personne.
20mn + tard, l'accompagnateur du groupe "Orients"
a récupéré un paquet de passeports et j'entends
mon nom. Super !
On va direct au passage de l'immigration et on se fait engueulé
par le charmant douanier qui nous demande où qu'il est
notre visa ?
Ben oui, on vérifie et que dalle ... Quelles andouilles
!
Je redonne le passeport ... et encore 20mn à attendre.
OK, cette fois c'est la bonne. Ouf ...
Des hommes d'affaires habitués à ce système
me confirme que c'est le bazar aujourd'hui car d'habitude, ça
prend 10mn à peine.
On se refait l'immigration et une fois passés, faut encore
attendre qu'il y en ait un qui se dévoue pour rouvrir le
box où on te scanne les empreintes digitales. Il est +
de Minuit et faut encore se tartiner 20mn pour qu'un volontaire
se pointe.
On te scanne donc les 2 mains et il est 1h00 du matin quand
on récupère nos valises qui attendent sagement sur
le tapis.
Heureusement, il y a un bureau
de change encore ouvert. J'y vais direct avec 500€
et je vois arriver 6.530.000 rials !
Et tout en coupures de 10.000, soit 653 billets si tu vois bien
quel paquet ça représente ... Je sais plus où
les mettre.
J'ai l'impression d'avoir fait un hold-up.
On prendra donc comme base de calcul : 10.000 Rials = 0,75€
J'en fourgue la moitié à Mauricette pour ses vieux
jours et maintenant
- 2ème épreuve
: le taxi. Comme dans beaucoup de pays, ce n'est pas la
partie la + réjouissante et la + représentative
d'un pays.
En gros, on va toujours chercher à t'entuber !
J'ai une fourchette de prix entre 150.000 et 200.000 en sachant
que beaucoup t'attaquent à 300.000 rials.
Ils attendent bien sagement devant. A cette heure, y'a plus de
pirates et ce sont tous des "officiels", de couleur
jaune.
Y'a même un "coordinateur" et quand je
lui demande le prix en étant prêt à me battre
jusqu'à la mort, il m'annonce "Taximeter".
Bon là t'es comme 2 ronds de flanc. Ils ont basculé
dans le 21ème siècle ?
Maintenant, reste à régler le problème de
l'adresse. On aura eu plusieurs fois l'occasion de constater qu'ils
ne connaissent pas vraiment où sont les hôtels. J'ai
eu le flair d'imprimer le plan sur le site de l'hôtel et
le chauffeur le retournera dans tous les sens une dizaine de fois.
Il n'y a personne dans les rues de Téhéran et alors
qu'on pense errer un certain temps, nous arrivons à bon
port ... Merci le plan !
J'ai eu beau scruter les cadrans pendant le trajet, il me semble
que le fameux "taximeter",
il est juste là pour faire joli et qu'il bouge pas des
masses. Effectivement, le chauffeur annonce 230.000 ( 16€
)
J'étais parti sur 200.000 maxi dans mes négos mais
il est 1h30 et Vendredi c'est Dimanche ici, donc ça ne
me choque pas plus que çà.
C'est une petite arnaque quand même mais j'en attendais
pas moins de cette estimable confrérie, solidaire à
travers le monde !
Et puis, tu fais quoi sinon ?
1er conseil valable pour tout le séjour : Ne
jamais monter dans un taxi sans être OK sur le prix, sinon
c'est la galère assurée !
J'ai réservé à l'hôtel Atlas
pour la double à 660.000 ( 50€ ).
Tu vas aussi constater que tous les hôtels ne répondent
pas ou les sites ont disparu ou fonctionnent mal. Bref, t'as pas
mal de déchets à l'arrivée.
Pas de souci, ma réservation est OK et on a même
droit à un pauvre bagagiste réveillé en vrac.
L'avantage de cet hôtel est que le bâtiment des chambres
est en retrait de l'avenue, séparé par un petit
jardin.
On dort donc tranquillement. La chambre est grande et propre.
Que demander de plus ?
Comme dans tous les hôtels, tu auras des sandales en plastique
comme chausson.
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| Samedi - Téhéran ... |
8h00 : Réveil et petit-déjeuner inclus dans
le prix.
Il n'y a que des iraniens dans l'hôtel. Je paye ma note et
nous laissons les bagages car nous prenons l'avion pour Shiraz
à 17h30.
La réceptionniste nous conseille de partir à 14h00
à cause des embouteillages qui peuvent être monstrueux
à Téhéran.
Nous partons donc à pied car à priori, il y a une
station de métro pas loin et le plan du Lonely Planet
nous situe dans la zone du bazar.
Alors on tourne, on cherche, on marche ... et faut se rendre à
l'évidence, on ne sait absolument pas où nous sommes
!
Par la suite, nous comprendrons que le plan est exact ... par contre
les numéros identifiant les hôtels sont faux donc nous
sommes paumés.
Un taxi parlant anglais repère le touriste hagard ( du Nord
) et nous fait grimper.
On lui demande de nous conduire au palais du Golestan
mais inconnu au bataillon. On a beau lui montrer le plan, il ne
sait pas ce que c'est !
Sont pas doués les chauffeurs quand même, c'est un
des parcs et palais les + réputés de Téhéran
.
Résultat des courses, on se retrouve devant le Musée
National d'Iran qu'on n'a pas du tout l'intention de visiter
( on le fera pourtant au retour
).
On se promène aux alentours car tant qu'à faire, on
cherche un autre musée, celui du Verre
et de la Céramique.
Le nom exact est : Abgineh O Sofalineh Museum.
Là aussi, on patine et heureusement, un passant a pitié
de nous et nous fait un joli plan. |
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Nous découvrons avec plaisir que tous les prix indiqués
dans les guides sont passés de 30.000 ou 60.000 à
5.000 rials désormais.
C'est un petit musée moderne, bien que dans un ancien palais,
avec de belles pièces.
Maintenant que l'on a compris où nous sommes, on peut se
diriger à pied vers le Golestan.
Le plan du Lonely Planet donne la bonne indication et il faut bien
faire le tour du bloc pour trouver l'entrée au Sud.
Franchement, je ne sais pas trop ce qu'il faut visiter car il faut
acheter un ticket pour chacun des 7 bâtiments ouverts au public
... En gros, ça me gonfle léger leur complication
!
Ça se règle assez vite en fait puisque l'Ivan-e
Takht-e Marmar, la véranda du trône
est fermée, nous dit le guichetier.
Il nous propose alors juste l'accès aux jardins pour 4.000
rials.
En fait, le trône reste largement visible depuis l'extérieur
et on peut admirer sans retenue la débauche de marbre et
miroirs.
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C'est aussi le début de nos contacts avec les iraniens
et le questionnaire type qui sera répété
des centaines de fois :
- Where do you come from ?
- Iran is good ?
- What is your job ?
Ici, une jeune fille étudie le français et le parle
assez bien déjà, puis 2 lycéennes qui se
demandent quelle langue étudier :
Sans hésitation, l'anglais les filles !
13h00 : Nous prenons le métro sur la place Khomeini
pour remonter à la station Taleghani, près
de notre hôtel ( 1.500 rials le ticket ). C'est moderne
et bien indiqué. Les wagons sont mixtes même s'il
en existe uniquement réservés aux femmes qui le
désirent.
On se rend bien compte maintenant que la loi islamique en vigueur
pour les femmes est élastique. Tout est cintré,
pieds nus dans des sandales et mèches au vent ! Même
le maquillage est loin d'être discret.
Bref, une belle fille peut rester féminine en repoussant
les contraintes au maximum.
14h00 : L'hôtel fait venir un taxi ( 60.000
rials ) et nous sommes à l'aéroport Mehrabad
en 30mn à peine. Cet aéroport est désormais
réservé aux vols intérieurs.
Le Imam
Khomeini Airport ( code IKA
) le remplace depuis 2004 mais tous les guides encore datés
de 2005 ne l'ont pas intégré.
Même dans les sites de réservation en ligne, on te
sort encore Mehrabad ( code THR
) parfois !
J'en profite donc pour valider mon billet de retour sur Paris
chez Iran Air. Je sais pas si c'était utile mais autant
ne pas prendre de risque !
15h00 : Nous déjeunons au 1er étage avec
notre 1er kebab-riz + boissons ( 140.000 rials ). Un serveur
nous file un coup de main pour monter la valise de Mauricette
qui attend en bas pendant que je fais un 1er trajet. Merci !
On a encore le temps et il fait lourd dans l'aéroport donc
on redescend nos bagages et on sort prendre l'air.
On est tout de suite assaillis par des dizaines de taxis ... et
on a du mal à faire croire qu'on va nulle part. D'ailleurs
on s'installe sur un petit muret en face de la guérite
des taxis "officiels" jaunes.
Ça nous permet de comprendre le système. Plusieurs
chauffeurs jouent les rabatteurs pour contrer les dizaines de
taxis sauvages.
Dans la guérite, un employé détermine le
prix de la course et affecte un chauffeur en lui donnant sa fiche
officielle. Je suppose donc que c'est un ordre d'arrivée
bien établi et personne ainsi ne peut se la jouer en solo
sans ce sésame indispensable. C'est plutôt bien foutu
donc !
Nous observons, amusés, la guéguerre parfois tendue
avec les "sauvages".
16h00 : Ça doit être l'heure du goûter
car un chauffeur distribue à tous ses collègues
des petits pains au chocolat et ..... nous en offre un à
chacun ! Ben tu sais quoi ? On se dit
que le voyage s'annonce bien ...
Allez, on va s'enregistrer. Un passage séparé H/F
pour les contrôles et on se retrouve dans la salle d'embarquement.
Ne pas oublier de refiler son billet à Madame avant !
17h30 : Décollage pour Shiraz
avec Iran Air. L'avion est complet dont un groupe de français
et un d'italiens. Une petite collation avec jus d'orange, 1 pomme
et un biscuit.
19h00 : Arrivée à l'heure et nous sortons
en 10mn à peine avec les valises. On va direct chez nos
nouveaux amis les taxis jaunes et l'employé annonce 4.000
!
Ah bon c'est pas cher dis donc .... Alors ce qu'il faut comprendre,
c'est qu'en Iran, tout le monde parle en Toman. Cette ancienne
unité correspond à 10 rials et on met 1 ou
2 jours à s'y mettre.
Donc, la course sera bien de 40.000 rials.
Autre particularité, tous les taxis fonctionnent au GPL
avec une bonbonne dans le coffre. L'Iran est un des + gros
producteurs de pétrole au monde mais n'a pas assez de raffineries,
c'est malin, non ?
Bref, les chauffeurs ont toutes les peines du monde à rentrer
nos 2 valises. Y'en a toujours une dans le coffre qui tient avec
un élastique et la 2ème sur le siège avant.
Nous arrivons à l'hôtel Eram,
réservé par l'agence Pars
Tourist de Shiraz.
Comme décrit dans les préparatifs,
on l'a eu moins cher ainsi ( 45€ ).
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On a une triple en fait et c'est immense
! Nous sommes bien placés en centre-ville le long de
l'avenue principale du Zand.
Là aussi la chambre est en retrait donc nous n'entendrons
aucun bruit de l'extérieur. |
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L'agence est encore ouverte et nous
venons régler nos comptes en cash.
Nous avons affaire à Mohamed, jeune étudiant
en stage, qui parle un français correct et on peut ainsi
s'organiser au mieux. Il faut savoir que la patronne de l'agence
parle aussi français, ce qui explique la version française
du site internet.
Alors autant s'avancer un max ! On réserve notre bus pour
Yazd, ainsi que le Silk
Road hôtel toujours à Yazd ( 3 x 27€
). Nous prenons aussi la journée à Persépolis
+ Pasagardes à 50€. Mauricette veut aussi l'option
"guide francophone" à 30€ ... Ça
ne me dit rien mais on va pas se fâcher devant des inconnus,
hein ?
Bref, la douloureuse se monte à 310€ qu'on paye
en Euros. C'est toujours ça de moins à changer !
C'est pas le tout, mais où qu'on mange ? Il nous conseille
le Sharzeh près du bazar.
Il faut viser la rue après Taleqani St, juste avant
le bazar. |
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C'est tout sauf évident à trouver
car c'est en sous-sol au fond de ce passage éclairé
et sans indications !
Pas de souci, c'est pas un coupe-gorge ... |
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C'est beaucoup + grand qu'on ne pourrait
le penser et sur 2 étages !
Il a un buffet de hors-d'oeuvres et des plats à la carte.
Au moins 2 serveurs parlent anglais et la carte est traduite donc
tout baigne.
On s'en prend pour 150.000 rials avec du veau, du poulet,
2 buffets, 1 bière et 1 eau. C'est bon et le service aimable
et efficace.
Pour la bière, bien sûr c'est "sans
alcool" et les iraniens ne savent pas la faire,
soyons francs. Ça oscille entre le cidre et le machin à
bulle bizarre.
Sur cette base, ils proposent souvent des versions aromatisées
au citron ou à la pomme en plus ... donc c'est
la plupart du temps une punition !
Dans le meilleur des cas, demande une Bavaria qui vient de
Hollande et qui s'en rapproche le plus ... sinon précise
bien "sans arôme"
dans tous les cas.
Retour vers l'hôtel Eram et nous profitons de la sublime odeur
de fleurs d'orangers du petit parc en face de la forteresse.
Tous les magasins de vêtements, surtout masculins, sont encore
ouverts sur le boulevard Zand à 22h00. |
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On commence aussi notre série de photos avec ceux
qui nous interpellent pour ramener un trophée :
- On a vu des touristes qui voyagent
tous seuls !
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